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 Bienvenue sur "Web Song": Site de chroniques musicales pour progueux et autres grands mélomanes.

Le site est en construction permanente et il est à nouveau en activité (après une pause trop longue à mon goût). Néanmoins, on peut déjà voir les albums qui seront chroniqués même si les chroniques sont, encore, en construction! A ce jour, le site possède 48 chroniques complètes. Bonne visite!

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Supertramp: Crime Of The Century (Rock progressif)

  Crime Of The Century (Supertramp/1974)  

"Crime Of The Century" est l’album qui a propulsé Supertramp sur le devant de la scène. Auparavant le groupe avait connu bien des difficultés, cherchant mais ne trouvant pas la voie du succès. Cette voie du succès dessinée et tracée par les grands groupes de rock progressif de l’époque, tels Genesis, Pink Floyd ou encore Yes, qui marquèrent le monde de la musique à coup de longues compositions élaborées et grandiloquentes, laissant peu de places aux groupes à la musique moins complexe et moins prétentieuse.

Pourtant c’est en dédramatisant et simplifiant ces oeuvres complexes, aux longues parties instrumentales, que Supertramp parvient à se faire une place au soleil. Le titre "Dreamer" en est un excellent exemple, ce morceau offre une ligne de chant surprenante ,aux intonations enfantins, appuyé par un clavier déjanté. Ce morceau léger , parfait archétype du single-tube, est plus une invitation à sourire qu’à pleurer. Pourtant cette chanson, au côté décalée, contraste avec le reste de l’album. En effet, le reste de l’album est beaucoup plus mélancolique. Le morceau "Hide In Your Shell" l’illustre bien. La voix de Roger Hodgson, possède plus que jamais une portée émotionnelle et mélancolique. L’alternance des voix rythme ce morceau, et en fais un des moments forts de cet album. Ce côté mélancolique est retrouvé dans le morceau "Rudy", piste qui s’ouvre sur des notes de claviers que distille Hogdson. Cette excellente introduction d’Hodgson est le symbole d’un des moteurs des cet album : cette façon si spéciale d’utiliser les claviers pour donner un côté profond et triste à la musique. Le morceau éponyme en est un autre exemple, proposant un solo de claviers, enflammé, devenu culte. Mais Supertramp ne se contente pas d’émouvoir son auditeur avec des mélodies mélancoliques et tristes, Supertramp sait également se montrer colérique. Le titre "Bloody Well Right" le montre bien, après une énième introduction mythique d’Hodgson aux claviers, le titre prend une tournure plus rock. La guitare devient plus dur, la voix plus grave, Supertramp hausse le ton. Le morceau "Ayslum" nous montre encore un autre visage de Supertramp, les cris d’Hogson, le chant plaintif, nous fais découvrir un groupe torturé.

Ce qui fais la force de cet album est, d’une part, le talent de Roger Hodgson tant au niveau musical que vocal. Cette capacité à transmettre des sentiments à travers l’utilisation des claviers et de ce timbre de voix, si particulier. Et d’autre part, cette capacité à permuter la nature des sentiments ressentis, de passer du rire à la mélancolie, de la mélancolie à la rage, de la rage à la torture, est également un élément intéressant de cet album. Cet album reposant essentiellement sur Hodgson, excellent musicien plus émotif que virtuose de technicité, les compositions ne sont pas très techniques et complexes. Pour certains, ce manque de complexité et de technicité fais de Supertramp un groupe manquant d’ambition et de charisme. Mais Supertramp, avec cet album gagne son pari, à savoir celui de créer une musique qui soit facile d’accès tout en étant profonde.

Chronique écrite par Alexis (Septembre 2007). 

 



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