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 Bienvenue sur "Web Song": Site de chroniques musicales pour progueux et autres grands mélomanes.

Le site est en construction permanente et il est à nouveau en activité (après une pause trop longue à mon goût). Néanmoins, on peut déjà voir les albums qui seront chroniqués même si les chroniques sont, encore, en construction! A ce jour, le site possède 48 chroniques complètes. Bonne visite!

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Moody Blues (The): Days Of Future Passed (1967)

   Days Of Future Passed (The Moody Blues/1967)  


Il est dit dans la sainte bible du rock progressif que l'an 1 débute le 10 octobre 1969 avec "In The Court Of The Crimson King" de King Crimson. Mais avant l'an 1, il y a eu la genèse. La genèse selon les apôtres du saint rock progressif ce fut "Days Of Future Passed" des Moody Blues. Dieu approuve, les progueux intégristes aussi. Ainsi, la genèse du saint rock progressif fut, bel et bien, "Days Of Future Passed" pour tous. Tous? Non, car Saint Mathieu (grand évangiliste du rock progressif) n'est pas d'accord avec cette théorie.

Alors Saint Mathieu prit sa bible et s'éleva sur la face cachée de la lune afin d'expliquer aux progueux leur erreur et leur aveuglement:
-Premièrement, Days Of Future Passed ce n'est pas du rock progressif (pas plus que d'autres disques étiquettés ainsi). C'est juste de la pop symphonique ridicule qui a, affreusement, mal vieillie et qui est aussi écoutable, à l'heure actuelle, que les chansons de Michel Fugain ou de Julien Clerc.
-Secondement, ce n'est pas parce que les Moody Blues ont inventé le mellotron (ce clavier qui peut être intéressant tout comme il peut être horrible), qu'il s'agit d'un groupe novateur et qu'il représente un élément fondateur dans l'histoire du rock progressif. Le statut de "genèse du prog" convient mieux à des groupes comme les Mothers Of Invention, Soft Machine ou encore les Beatles plutôt qu'à cette escroquerie à mi-chemin entre pop de jeunes pucelles et symphonisme de supermarché.
-Ensuite, si cet album n'est pas novateur, vous pourriez me dire qu'il reste, néanmoins, très sympathique. Que nenni! La recette de ce disque se résume à un gros tube (Nights In White Satin), des arrangements symphoniques ridicules et prétentieux et des mélodies a peu près aussi vivantes et énergiques qu'une émission de Michel Drucker. Le tout enrobé dans une production aussi délicate et subtile qu'une blague de Laurent Ruquier.
-Certes, Nights In White Satin est une zolie zolie ballade mais ça reste, avant tout, un gros slow bien niais et mielleux sur lequel plein de midinettes rêvent de se faire peloter à chaque bal.
-Enfin, cet album ne vaut même pas la peine d'être acheté pour l'intérêt historique étant donné qu'il est impossible, humainement, de ne pas s'endormir au bout de la deuxième chanson.

Vous l'aurez compris, chers lecteurs de Web Song et amis progueux, ne dépensez pas votre argent inutilement! Utilisez le pour compléter votre discothèque avec des albums de Van Der Graaf Generator ou de King Crimson. Soyez touchés par la grâce d'un Peter Hammill, d'un Robert Fripp ou d'un Frank Zappa plutôt que par celle de ce maudit blues. Amen!

Chronique écrite par Mathieu (Août 2009).

 



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