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 Bienvenue sur "Web Song": Site de chroniques musicales pour progueux et autres grands mélomanes.

Le site est en construction permanente et il est à nouveau en activité (après une pause trop longue à mon goût). Néanmoins, on peut déjà voir les albums qui seront chroniqués même si les chroniques sont, encore, en construction! A ce jour, le site possède 48 chroniques complètes. Bonne visite!

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Yes: Fragile (Rock progressif)

   Fragile (Yes/1972)  




Il était une fois dans le grand odyssé du rock progressif un groupe qui se nommait Yes ! Yes c’était un rock progressif souvent de qualité, faisant preuve d’une grande inventivité et d’une grande originalité, avec des musiciens possédant un certain talent pour composer des belles mélodies attachantes et des ambiances féeriques et assez irrésistibles. Avec ce Fragile, Yes réalise un de ses meilleurs albums voire, probablement, son meilleur album. Tous les bons ingrédients sont là: Bill Bruford (qui n'avait pas encore rejoint King Crimson) est excellent à la batterie et s'impose comme le pilier sonore du groupe. Chris Squire assure à la guitare basse et Steve Howe s'illustre comme un guitariste brillant développant un jeu rythmique riche en influences diverses (cf: Roundabout). Quant à Rick Wakeman, il évite (à l'époque) toutes les idées de prétentions symphoniques (à l'exception, peut-être, de son court intermède où il singe Brahms), il reste sobre et élégant derrière ses claviers. Puis, pour finir, Jon Anderson offre des interprétations de qualité.

Vous l'aurez, sans doute, compris cet album est souvent très bon, malgré quelques moments mineurs comme l’indigeste et lassant We Have Heavens et ce bidouillage sonore complétement inutile nommé Five Per Cent Of Nothing. L’album est dominé par trois longs morceaux surpuissants, archétypes du rock progressif du début de ces belles années 1970 qui était encore loins de ses débordements prétentieux et grandiloquents qui lui feront du tort. Le premier de ces trois titres n’est rien d’autre que Roundabout, un des plus gros succès du groupe, bercé par des arpèges de guitares acoustiques, des riffs charognards et une basse entraînante. South Side Of The Sky est à la fois violente, agressive, sauvage, urgente et efficace quant à Heart Of The Sunrise, il s’agit là, certainement, d’un des meilleurs titres du répertoire yessien avec son introduction étonnante à la guitare électrique du au géniallissime Steve Howe, accompagné par la basse subtile de Squire et les claviers sincèrement prenants de Wakeman. Le morceau alterne les ambiances, soit calmes et apaisées ou agressives et énergiques: une petite perle dans son genre !

Au milieu de ces trois gros morceaux dominants se trouvent quelques petites compositions. Cans And Brahms est un petit intermèrde où Wakeman reprend du Brahms, c’est plutôt agréable et intéressant, quoique un peu daté et assez pompeux, mais bon ça a l’avantage d’être très court. Long Distance Runaround est un morceau jouissif, bien envoyé où la voix de Jon Anderson est parfaite et où la guitare de Steve Howe fait merveille, le morceau est suivi par un morceau quasi-instrumental nommé The Fish à la fois agréable et mineur ! Puis on a le droit à Mood For A Day où Steve Howe montre son énorme talent de guitariste et de musicien dans un style très proche du flamenco (dans la lignée de The Clap mais en beaucoup moins jazzy).

Avec cet album, qui dans l’ensemble a plutôt bien vieilli et résisté au temps, Yes lance, enfin, sa carrière et se préparait quelques bons albums comme Relayer ou encore le fameux Close To The Edge. Albums qui, comme celui-ci, se doivent de figurer dans la discographie de n’importe quel petit progueux à côté des In The Court Of The Crimson King et des The Lamb Lies Down On Broadway.

Chronique écrite par Mathieu (Septembre 2007).


 



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