Bienvenue sur "Web Song": Site de chroniques musicales pour progueux et autres grands mélomanes.
Le site est en construction permanente et il est à nouveau en activité (après une pause trop longue à mon goût). Néanmoins, on peut déjà voir les albums qui seront chroniqués même si les chroniques sont, encore, en construction! A ce jour, le site possède 48 chroniques complètes. Bonne visite!
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The Velvet Underground And Nico (The Velvet Underground/1967) 

The Velvet Underground fut un des groupes majeurs de la scène underground new-yorkaise. Un des groupes les plus influents de l'histoire du rock. On ne compte plus les artistes qui se sont inspirés de sa musique: David Bowie, Marc Bolan, Television voire même, plus récemment les Strokes. Ce groupe, totalement inconnu à son époque, est, aujourd’hui, devenu quelque chose de culte dans le domaine du rock des sixties autant que les Rolling Stones ou les Doors. Mais cet album culte que vaut-il franchement? C’est un album de pop profondément surestimé d'un point de vue musical. Ce n’est pas mauvais, certes (Lou Reed en solo fera bien pire), mais ce n’est pas "grandiose" non plus comme l’on très vite crié tout une bande de rock-critics. Au risque d'être ridicule, cet album me rappelle le "Forever Changes" de Love (un autre "chef-d’oeuvre" à ce qu’il paraît), c’est un mélange de chansons pop vaguement psyché/underground, bonnes, intéressantes, ennuyeuses ou mauvaises.
On ne le dira jamais assez, selon moi, mais Lou Reed, le leader du groupe et chouchou des plumitifs, fut, avant tout, un artiste plus influent que bon. Musicien très passable, parolier médiocre et très peu convaincant (en ce qui me concerne) et un très très très (j’insiste) mauvais chanteur. Sa voix m'agaçe presqu'autant que celle de Peter Gabriel, c'est pour dire. Donc, le meilleur de l’album reste, selon moi toujours, les chansons chantées par Nico (qui a une voix bien plus belle que celle de Lou Reed): "Femme Fatale", "All Tomorrow’s Parties" et "I’ll Be Your Mirror" sont de très belles chansons, simples, agréables et tendres, elles ne manquent ni de fraîcheur, ni de qualité. Le reste est déjà bien plus passable. "Venus In Furs" et "The Black Angel’s Death Song" développent des thèmes intéressants mais deviennent vite trop lassants, remplis de longueurs et de remplissages bien inutiles. Lou Reed propose tout de même quelques jolis titres pop et agréables: le fameux "Sunday Morning" ou encore "There She Goes Again". Mais ces quelques joliesses n'arrivent pas (malheureusement?) à sauver le disque de certaines atrocités à l'instar de "Im Waiting For The Man" ou "Run, Run, Run". Deux titres horriblement lourds qui ont mal résistés à l'érosion du temps. Quant au final "European Son", c'est le talon d'achille du disque. Le groupe s'essoufle vite dans de nombreuses longueurs et du remplissage trop stérile.
En conclusion-oui, je sais, je fais court pour cette chronique, ce disque ne me tient pas vraiment à coeur-ce premier album du Velvet Underground n’a rien d’un chef-doeuvre, il contient des passages intéressants, c'est indéniable, mais il est bien trop inégal dans son ensemble pour prétendre être un grand disque, néanmoins son influence fut énorme et il mérite d'être entendu pour l'intérêt... historique, on va dire.
PS: Je pense qu’à la fin des années 1960 il y a eu des albums bien plus intéressants (et dans des registres différents) que ce soit dans la pop music, les fusions jazz/rock, le rock psychédélique et bien d'autres groupes encore qu'ils soient américains ou britanniques...
NB: J'ai pas envie de mettre une vidéo, ni d'inscrire la line-up et, encore moins, la tracklist. Et puis c'est tout
!
Chronique écrite par Mathieu (Septembre 2007).